Avec la crise sanitaire que nous vivons aujourd’hui, l’importance de la digitalisation revient constamment sur la table. Tout le monde parle du e-commerce, de stratégies digitales, et tout le monde explique qu’il faut pouvoir atteindre ses clients par le biais d’Internet. 

Tout ceci est vrai, mais qu’en est-il dans les faits ? Plus précisément, que se passe-t-il sur le terrain et quelle est la relation que les PME entretiennent avec leur site web ? 

Dans cet article, vous découvrirez les résultats de l’enquête menée par Sortlist auprès de 500 PME dans le but de mieux comprendre comment ces entreprises perçoivent leur site Internet et leur présence en ligne. 

Principaux résultats

  • 22% des PME n’ont pas encore de site Internet
  • Il y a une corrélation entre la taille de la PME et ses chances d’avoir un site Internet
  • 38% des PME ayant un site Internet considèrent qu’il devrait être plus mobile-friendly
  • La création d’un contenu de qualité est la priorité principale des PME en 2020

Cette étude répond à plusieurs questions. Tout d’abord, dans quelle mesure les PME européennes disposent d’un site Internet.

Ensuite, quelles sont les PME les plus susceptibles de déjà avoir un site web, que ce soit en fonction de leur chiffre d’affaire ou de leur nationalité.

Enfin, quels sont les éléments auxquels les PME accordent le plus d’importance pour améliorer les performances de leur site web.

Table des matières

De plus en plus de PME se lancent sur le Web

Aujourd’hui, le fait d’avoir un site Internet n’est plus une recommandation. C’est une prescription. En 2019, 51% des consommateurs ont déclaré utiliser Google pour se renseigner sur un produit ou un service qu’ils envisageaient d’acheter en ligne.

Ce chiffre passe à 59% pour les produits qu’ils comptaient acheter en ligne ou en magasin. De plus, 60% des consommateurs ayant un smartphone expliquent qu’ils utilisent Google pour directement contacter les entreprises dont ils envisagent de devenir clients. Enfin, plus de 50% des personnes interrogées disent se servir de Google pour découvrir de nouveaux produits. 

Et ces chiffres ne vont faire qu’augmenter. Selon Statista, entre 2011 et 2021, le temps consacré à Internet est passé de 75 minutes à 192 minutes par jour, par individu. C’est une augmentation de 156%. 

Ce que cela signifie, c’est que si une PME n’est pas présente sur Google, elle manque une opportunité immense d’augmenter la taille de sa clientèle. 

Et fort heureusement, les PME en sont conscientes. Notre étude a révélé que 47% des PME ont lancé un site web avant 2019 et près de 15% en ont lancé un en 2019. 

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Cela dit, on constate que plus de 20% des PME n’ont pas encore de site Internet dédié à leur activité, soit plus d’une PME sur cinq. Quand on sait qu’il y avait plus de 25 millions de PME au sein de l’Union Européenne en 2018, 20% est un chiffre considérable. Et c’est sans prendre en compte les 15% de PME qui ont lancé leur site web en 2019 ! 

Il me semble qu’appuyer sur l’importance de ce chiffre est crucial. Les PME représentent plus de la moitié de l’économie de l’Union Européenne et elles emploient 66% de la force de travail européenne. Cela représente près de 100 millions de personnes directement employées par une PME, dont leur entourage dépend. Cela peut être leurs enfants ou les personnes âgées qui dépendent du système de retraite. 

Là où je veux en venir, c’est que derrière l’enjeu de la digitalisation des PME, qui peut être un sujet “froid” et un peu abstrait, on trouve des humains qui dépendent directement de ces PME. 

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Quelles sont les PME les plus susceptibles d’avoir un site Internet ? 

Selon notre étude, deux facteurs ont un rôle à jouer. 

La taille de l’entreprise

Tout d’abord, la taille de la PME et son chiffre d’affaire sont directement corrélés avec l’utilisation d’un site Internet. Concrètement, 90% des entreprises ayant un chiffre d’affaire annuel allant de 30 à 50 millions d’euros disposent d’un site Internet. Pour les entreprises dont les revenus annuels se trouvent entre 0 et 100 000€, ce chiffre tombe à 45%. 

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Il semble donc que moins une entreprise réalise du chiffre d’affaire, moins elle est susceptible de mettre en place son propre site Internet. Ce qui est vraiment regrettable, compte tenu du fait qu’Internet est un formidable canal de génération de leads, d’acquisition de nouveaux clients, et de fidélisation de ces derniers.

Ce qui est d’autant plus flagrant, c’est l’écart entre les entreprises ayant un revenu annuel de moins de 100 000€ et celles qui dépassent ce chiffre. On observe un vrai décalage, comme si la barrière des 100 000€ jouait un rôle dans l’adoption d’un site Internet. 

Si vous souhaitez recevoir des conseils pour créer votre propre site, n’hésitez pas à faire appel à une agence spécialisée en création de site web.

La nationalité de l’entreprise

Ensuite, nous avons découvert qu’en fonction du pays dans lequel la PME se trouve, ses chances d’avoir un site Internet sont différentes. 

Concrètement, les PME belges sont les moins susceptibles d’avoir une présence en ligne, alors que les PME allemandes sont loin devant. 

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En effet, alors que 22% des PME allemandes déclarent ne pas avoir de site Internet, ce chiffre grimpe à 42% pour les PME belges.

Les Pays-Bas sont en deuxième position, avec seulement 25% de PME n’ayant pas de site web, alors que la France et l’Espagne sont respectivement à 34% et 33%. 

Nous pensons que ce chiffre est lié à l’environnement dans lequel ces PME évoluent au quotidien. Quand on regarde le classement mondial de la compétitivité numérique, qui mesure la capacité et la volonté de 63 économies à adopter et à explorer les technologies numériques en tant que moteur essentiel de la transformation économique des entreprises, des gouvernements et de la société au sens large, il y a une vraie différence entre la Belgique et l’Allemagne.

Selon cette étude, la Belgique se trouve à la 25ème place (le pays ne cesse de reculer depuis 2016), tandis que l’Allemagne est stable et se trouve aux alentours de la 17ème place depuis 2015. 

Plusieurs facteurs jouent un rôle dans ce classement. 

  • L’importance accordée à la génération de connaissance, qui mesure la capacité à découvrir, comprendre et construire de nouvelles technologies. 
  • La technologie en tant que telle, qui mesure si le contexte d’un pays est favorable au développement des technologies numériques. 
  • La préparation, qui mesure la capacité à exploiter pleinement les transformations numériques. 

Plus concrètement, les économies capables d’adopter des nouvelles technologies rapidement et qui font preuve de souplesse par rapport aux innovations obtiennent de meilleurs résultats. De plus, selon ce classement, il y a une corrélation directe entre les économies qui accordent de l’importance à la génération de nouvelles connaissances et celles qui présentent une forte compétitivité numérique. 

Cela va bien au delà de la responsabilité des PME, c’est l’ensemble de l’environnement institutionnel qui est concerné. Ce qu’on peut supposer, c’est que le contexte numérique de l’Allemagne est plus favorable à la création de site Internet que le contexte numérique belge. 

Cela signifie qu’il y encore une belle marge de progression en Belgique, mais ça ne veut pas dire pour autant que tout est parfait en Allemagne. En France, aux Pays-Bas, et en Espagne non plus. 

Que ce soit pour les PME qui disposent d’un site Internet ou non, nombreux sont les points d’attention à prendre en compte, comme on le verra plus loin dans cet article. 

Quelle est la situation en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Espagne, et en Belgique ?

Les 500 PME qui ont répondu à notre enquête sont réparties à travers ces cinq pays. Cette particularité nous permet de faire des comparaisons, et de mesurer à quel point des différences existent entre ces PME. 

France

En France, 34% des PME ne disposent pas d’un site Internet. Parmi les 66% qui ont bel et bien un site web, nous avons remarqué deux priorités : 

  • 35% veulent rendre leur site web plus adapté au format mobile
  • Générer un contenu de qualité

Allemagne

En Allemagne, 22% des PME ne disposent pas d’un site Internet. Parmi les 78% qui ont un site web, ce sont les deux même priorités qui reviennent : 

  • 36% veulent rendre leur site web plus adapté au format mobile
  • Générer un contenu de qualité

Pays-Bas

Aux Pays-Bas, 25% des PME n’ont pas de site Internet. En revanche, pour les 75% qui disposent bien d’un site Internet, on observe une différence de priorité par rapport à la France et l’Allemagne : 

  • Ce sont 51% de ces PME qui veulent rendre leur site web plus adapté au format mobile, soit plus de la moitié !
  • La génération de contenu passe après l’importance du format mobile

Espagne

En Espagne, la situation est assez similaire à celle de la France. Ce sont 33% des PME qui n’ont pas de site Internet, et les priorités des 67% de PME équipées d’un site web sont les mêmes : 

  • 35% veulent rendre leur site web plus adapté au format mobile
  • Générer un contenu de qualité

Belgique

Enfin, la Belgique est dans une situation assez particulière. En effet, c’est 42% des PME belges qui n’ont pas de site Internet, soit le chiffre le plus élevé de cette étude.

En revanche, les 58% de PME qui ont un site Internet semblent être plus préoccupées que les PME françaises, allemandes, et espagnoles de leur transition vers le mobile : 

  • 43% des PME belges veulent rendre leur site plus adapté au format mobile
  • La création de contenu n’est pas une priorité, mais c’est la sécurité de navigation qui est particulièrement mise en avant par les PME belges. 

Pourquoi toutes les PME n’ont pas encore de site Internet

Notre étude a révélé quatre raisons principales pour lesquelles certaines PME n’ont pas encore de site web dédié à leur activité. 

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La pertinence entre le site web et l’industrie

37% des PME ne sont pas convaincues qu’un site Internet leur serait utile dans l’industrie où elles exercent une activité professionnelle. 

Il y a deux problèmes derrière une telle croyance. 

Premièrement, cela revient à complètement ignorer le fait qu’Internet est en train de conquérir chaque industrie. Elles ne sont peut être pas encore toutes concernées, mais ça ne saurait tarder. Si nous devions revenir au début des années 2000, il est très probable que le libraire de votre quartier n’était pas convaincu qu’un site web lui serait utile. 10 ans plus tard, Amazon avait 19% des parts de marché de la vente de livres, pour plus de 40 millions de livres vendus en un an. 

Le problème de ce libraire, c’est qu’il s’est basé sur le passé pour prédire l’avenir et donc prédire ce dont il allait avoir besoin pour rester compétitif. Le souci avec ce raisonnement, c’est que personne ne peut prédire l’avenir, et c’est encore plus vrai avec Internet.

La vente de livres n’a peut être pas beaucoup changé entre l’an 1000 et l’an 2000. En revanche, elle a été révolutionnée entre 2000 et 2010 avec la livraison, et entre 2010 et 2020 avec l’apparition du Kindle ainsi que l’expansion de services de livres audio comme Audible par exemple. 

Aujourd’hui, on ne peut pas se baser sur le passé pour savoir ce qu’il faudra faire dans les années à venir parce que les choses peuvent changer du jour au lendemain. Nassim Taleb, auteur de plusieurs best-sellers et statisticien spécialiste du risque et du hasard, présente ce problème dans son livre Antifragile: Things that gain from disorder. 

Dans ce livre, Taleb présente cette situation sous la forme du “Problème de la dinde”. 

Imaginons qu’une dinde ait une durée de vie de 1001 jours, sans qu’elle le sache évidemment. Entre le jour 0 et le jour 501, cette dinde a vu sa situation s’améliorer : elle est nourrie chaque jour, son poids augmente de manière stable, et l’éleveur semble prendre bien soin d’elle. Sa conclusion ? Les éleveurs adorent les dindes ! Si la situation s’est améliorée entre le jour 0 et le jour 501, cela devrait continuer sur les 500 prochains jours. Elle se base donc sur les 501 jours précédents pour prédire les 500 suivants. 

Jusqu’à ce qu’on arrive à la période de Thanksgiving, où ce n’est plus une très bonne idée d’être une dinde. Dans cette situation, la croissance stable que vous avez connu sur 1000 jours s’effondre en un claquement de doigts : 
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Pour en revenir à nos 37% de PME qui ne sont pas convaincues de la pertinence d’un site Internet pour leur industrie : ce n’est pas parce que ce n’était pas pertinent dans le passé que ça ne le sera pas à l’avenir. Et on en a eu la démonstration grandeur nature avec l’arrivée du Covid-19 : combien d’entreprises se sont rendues compte qu’elles dépendaient totalement de leur point de vente physique et que leur non présence sur le web allait les mettre en danger pendant la période du confinement ?  

Ensuite, le deuxième problème derrière ce raisonnement est qu’il néglige totalement la portée qu’un site internet peut donner à une entreprise. Il s’agit littéralement d’une fenêtre sur le monde qui permet de toucher une quantité de personnes infiniment plus importante qu’un simple point de vente. 

Naval Ravikant, co-fondateur d’AngelList et investisseur d’Uber, Foursquare, et Twitter l’explique très bien : 

Internet a connecté tout le monde. Vous pouvez trouver l’audience qui sera intéressée par votre produit ou votre service, peu importe la distance qui vous sépare. 

Aujourd’hui, la compétition est mondiale. Une PME n’est pas seulement en compétition avec les entreprises qui se trouvent aux alentours, mais avec l’ensemble des entreprises qui proposent les mêmes services et/ou produits à travers le monde. Le fait de ne pas avoir un site Internet est une faille majeure pour faire face à cette compétition.

L’utilisation des réseaux sociaux

La deuxième raison pour laquelle les PME ne disposent pas d’un site internet concerne l’utilisation des réseaux sociaux. Il est vrai que ces plateformes ont un rôle à jouer dans la visibilité des entreprises, et qu’elles peuvent être de réels canaux d’acquisition et de fidélisation. 

Certaines entreprises sont spécialistes en la matière et parviennent à utiliser ces réseaux à leur plein potentiel pour créer une relation avec leur audience cible et leurs clients. 

Cependant, le fait de se baser uniquement sur les réseaux sociaux pour assurer une présence en ligne à son entreprise est une stratégie qui présente des failles. 

Premièrement, en termes d’image de marque, cela peut sembler étrange d’être présent sur Facebook et/ou Instagram, mais de ne pas avoir de site Internet. Si on se met à la place du consommateur, quelle réaction est-il susceptible d’avoir s’il découvre une entreprise sur Instagram, mais qu’il ne parvient pas à trouver son site web ? 

Deuxièmement, il y a un risque en termes de contrôle. Quand vous publiez du contenu sur Instagram, Facebook, ou encore Twitter, vous n’êtes pas chez vous.

Concrètement, vous êtes à la merci de la moindre modification des conditions d’utilisations et/ou de l’algorithme de publication que ces plateformes utilisent. Par exemple, entre 2012 et 2014, la portée organique d’une page facebook moyenne est passé de 16% à 6,5%. Pour une PME qui se baserait uniquement sur Facebook pour faire passer ses messages, une telle chute peut constituer un réel problème de visibilité. 

Pour une PME, le fait d’avoir un site Internet lui confère plus de contrôle sur le contenu qu’elle peut publier et lui donne plus d’options pour maintenir sa visibilité en ligne. Certes, nous sommes tous susceptibles d’être touchés par les mises à jour de Google, dont la dernière a eu lieu en mai 2020, mais ce dernier donne plus d’options pour faire face à de telles modifications. Il est toujours possible de recourir à la publicité et de pousser des messages en collaborant avec une agence adwords par exemple.  

Quand Facebook décide de faire chuter le reach organique, les possibilités pour s’adapter sont limitées, et il faut souvent payer pour maintenir sa visibilité. Quand Google modifie son algorithme, il est toujours possible d’adapter sa stratégie SEO.  

Au final, l’un ne doit pas venir sans l’autre. L’usage des réseaux sociaux et d’un site Internet sont complémentaires et les PME doivent avoir une stratégie de communication digitale globale pour préserver au maximum leur visibilité en ligne. La logique pourrait être comparée à une supply-chain : au lieu d’avoir une seule usine qui produit 1 000 000 d’unités, il vaut mieux avoir deux usines produisant chacune 500 000 unités afin de répartir le risque et de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. 

Le manque de budget

Selon les résultats de notre étude, l’écrasante majorité des PME allouent un budget allant de 0 à 10 000€ pour la conception de leur site internet. 

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Cependant, la troisième raison citée pour justifier l’absence d’un site Internet est justement le manque de budget. 

On peut trouver deux failles dans ce raisonnement. 

La première, c’est que le développement d’un site Internet ne devrait pas être perçu comme un coût, mais comme un investissement. Certes, la création et la mise en place d’un site web représente une charge. Cependant, les bénéfices associés à la création d’un tel site sont non négligeables, et ça devrait peser dans la balance. 

Parmi ces bénéfices, on peut citer : 

  • L’opportunité de toucher une audience globale
  • Les ventes numériques permettent d’économiser du temps et du travail
  • Une meilleure image de marque
  • Plus efficace qu’un magasin physique
  • La possibilité de suivre efficacement les résultats des ventes et des efforts marketing qui sont mis en place

Malgré tout, il faut aussi prendre en compte le contexte dans lequel cet obstacle du budget a été cité. En effet, notre étude a été faite en pleine période Covid-19, et l’une des questions que nous avons posé était de savoir si le contexte économique avait impacté le budget marketing des PME interrogées.

C’est sans appel : près de 60% des PME qui avaient planifié de créer un site web ont réduit leur budget dédié à leur présence en ligne. 

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Il est tout à fait normal, et même logique, de réduire les coûts qu’une entreprise doit supporter pour passer une crise. Cependant, pour tous les arguments qui ont déjà été mis en avant, réduire les dépenses consacrées au marketing et à la communication ne semble pas être la meilleure stratégie. Aujourd’hui plus que jamais, il convient de s’entourer des meilleurs partenaires pour traverser la crise du mieux possible, que ce soit en travaillant avec une agence de webmarketing ou avec agence de pub par exemple. 

La deuxième faille derrière ce problème de budget, c’est qu’il existe plein d’outils qui permettent de créer un site Internet à moindre coût. On pourrait citer Squarespace, Wix, Strikingly, Webflow, Weebly, Shopify, etc. De plus, il existe des milliers de ressources donnant des conseils sur la création de sites Internet, et ce étape par étape. 

Le prix d’un site Internet a drastiquement chuté avec les progrès technologiques, surtout pour une PME qui n’a pas les mêmes besoins qu’un grand groupe. La problématique du budget ne devrait donc pas constituer un obstacle à la création d’un site Internet, surtout quand on voit tous les bénéfices qu’il est possible d’en tirer. 

Le manque de compétences

Encore une fois, une telle objection ne devrait pas avoir lieu d’être. Tout d’abord parce qu’il existe des dizaines d’outils permettant de créer un site Internet très facilement, et ce sans toucher une seule ligne de code. C’est le cas des six outils cités plus haut par exemple. 

Ensuite, parce qu’avec le développement d’Internet, il est aujourd’hui possible d’acquérir des dizaines de compétences en lien avec la création et le maintien d’un site web. La connaissance est plus accessible que jamais.

Enfin, pour ceux qui ne disposent pas des compétences nécessaires et qui ne souhaitent pas mettre les mains dans le cambouis, il existe des services comme Sortlist qui permettent de trouver un prestataire très facilement. 

Quelles sont les priorités pour les PME ayant déjà un site web ? 

Améliorer les performances mobiles

La priorité qui nous a sauté aux yeux est celle de rendre son site internet plus adapté aux appareils mobiles.

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Selon les résultats de notre étude, 38% des PME considèrent que leur site devrait être plus mobile-friendly, et 26% des PME interrogées considèrent qu’il s’agit de leur priorité pour l’année 2020. Et à juste titre ! Entre 2013 et 2019, les smartphones sont passés de 16,2% à 53,3% de parts de marché du trafic mondial. Ce chiffre est en augmentation constante depuis 2009, et il est fort probable qu’il continue de grimper, compte tenu du fait que l’accès à un smartphone est beaucoup plus aisé que l’accès à un ordinateur, en particulier dans les pays en voie de développement. 

De plus, ignorer la réactivité d’un site web peut avoir un impact majeur sur la capacité d’une entreprise à être compétitive sur les moteurs de recherche. En avril 2015, Google a lancé une mise à jour qui pénalise les entreprises qui ne créent pas de site web adapté aux mobiles. 

Enfin, le fait de ne pas avoir de site web adapté à la navigation mobile équivaut à rater une énorme opportunité d’atteindre les millennials et la génération Z, pour qui la navigation mobile est une partie intégrante de la vie quotidienne.

Produire du contenu de haute qualité

La deuxième priorité qui nous est apparue est celle de la création de contenu : 28% des PME ayant un site Internet déclarent qu’il s’agit de leur principale priorité pour 2020. 

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Cela nous semble logique. Quand on reprend la statistique que nous avons cité plus haut, à savoir que 59% des consommateurs déclarent utiliser Google pour se renseigner sur un produit ou un service qu’ils envisagent d’acheter, la création d’un contenu de qualité a clairement un rôle à jouer dans la conversion de ces prospects en clients. Il y a une très grande variété dans le type de contenu qu’une PME peut produire, mais on constate que la vidéo gagne du terrain chaque année. Beaucoup d’agences vidéo sont d’ailleurs présentes sur le marché. 

De plus, la création de contenu peut constituer un canal d’acquisition. En produisant du contenu à haute valeur ajoutée visant des mots clés en lien avec les domaines d’activités d’une PME, celle-ci est susceptible d’apparaître dans les résultats de recherches que sa clientèle cible effectue sur Google. Et ça fonctionne : 72% des marketeurs disent que le marketing de contenu génère plus d’engagement et plus de leads. 

L’importance du SEO est sous estimée

Une chose qui saute aux yeux parmi ces priorités, c’est la faible importance accordée à l’amélioration du SEO par les PME. En effet, seules 17% des PME ayant un site internet considèrent que l’amélioration du SEO est leur priorité pour 2020. 

Bien évidemment, toutes les priorités présentes sur ce tableau sont importantes, mais le SEO occupe une place particulière. Il s’agit d’un atout majeur qui va jouer sur le long-terme, et qui doit être combiné aux efforts consacrés à la production de contenu.

Une PME qui parvient à combiner un SEO solide avec du contenu de haute qualité aura un avantage majeur sur ses concurrents car elle sera beaucoup plus mise en avant par Google.

Selon nous, il s’agit là d’une priorité non négligeable et nous ne pouvons que recommander le fait de collaborer avec une agence SEO

Améliorer la sécurité et l’expérience utilisateur

Les deux dernières priorités citées par les PME ayant un site Internet sont celles de la sécurité (26%) et de l’expérience utilisateur (27%). Ces priorités ont lieu d’être. En ce qui concerne l’expérience utilisateur, disposer d’un site internet qui parvient à combiner un design attractif avec une facilité d’utilisation est clé pour la réussite de toute entreprise. 

En ce qui concerne la sécurité, cette priorité est également pertinente, surtout pour les millenials et la génération Z. En effet, 79% d’entre eux craignent d’être victime de fraude en ligne, et 73% d’entre eux sont inquiétés par l’usage que font les entreprises de leurs données personnelles. De plus, 25% des membres de ces deux générations ont déjà mis fin à une relation qu’ils entretenaient avec une entreprise parce qu’elle n’était pas capable de protéger leurs données personnelles.

Ce que cela signifie, c’est que les internautes sont de plus en plus éduqués par rapport à leurs données, et il est tout à fait possible que la protection de ces dernières deviennent un critère de décision d’achat. Si cela devait se concrétiser, les PME affichant la protection des données comme l’une de leurs priorités pourraient être favorisées par les millenials et la génération Z. 

Comment les PME construisent-elles leurs sites Internet ? 

Pour les PME qui disposent déjà d’un site web, 40% d’entre elles ont décidé de collaborer avec une agence web, que ce soit en web design ou en UX. 

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Cela nous semble être une bonne stratégie, que nous encourageons et que nous soutenons. 

En effet, la digitalisation a créé énormément de nouvelles opportunités pour les PME, mais elle a également apporté son lot de complexité. L’un ne vient pas sans l’autre, et il est nécessaire de comprendre cette complexité pour pouvoir saisir pleinement les opportunités de la digitalisation. 

Et nous sommes persuadés que la meilleure manière d’y parvenir est de bien s’entourer et de créer des relations solides avec des experts capables de nous conseiller. C’est pour cela que Sortlist existe, car nous souhaitons avoir un rôle à jouer et aider les PME, et toute entreprise de manière générale, à rester à jour avec la digitalisation en collaborant avec les meilleurs prestataires du marché. 

Plus de détails sur cette étude

L’étude sur laquelle se base cet article a été menée entre le 19 et le 21 mai 2020. Concrètement, Sortlist a interrogé 500 PME, réparties entre la France, la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas, et l’Espagne.

Ces PME sont des entreprises de moins de 250 employés, qui ne dépassent pas les 50 millions d’euros de chiffre d’affaire annuel. Enfin, les répondants de cette étude occupent soit le poste de directeur général soit le poste de propriétaire de leur PME.