Mise à jour le 12 août 2026 par Nicolas Finet, CEO de Sortlist. Le cold calling n’a pas disparu, mais il s’est déplacé vers des séquences plus préparées: le téléphone sert toujours à obtenir un rendez-vous, pas à conclure la vente. La vraie différence en 2026 tient à la combinaison entre réchauffage, outils d’aide à l’appel et meilleure lecture des refus.
Points-clés :
- Le froid pur fonctionne moins bien qu’avant : les séquences qui “réchauffent” avant l’appel restent plus crédibles et plus efficaces.
- L’outillage a changé l’échelle : Orum, Gong, Nooks et Aircall structurent désormais le cold calling autour du dialing, de la coaching intelligence et des résumés d’appel.
- Le bon KPI reste le rendez-vous : compter les “non” aide à tenir la cadence, mais la vraie valeur reste le nombre de créneaux qualifiés obtenus.
Ce qui a changé depuis 2024
La version Sortlist de 2024 traitait surtout les bases: décrocher davantage de rendez-vous pour une agence et structurer ses appels plus proprement. En 2026, le sujet est plus opérationnel: les équipes qui performent combinent un premier contact chaud, un appel plus ciblé et un suivi outillé.
Le second changement est technologique. Orum se positionne comme un AI dialer et un coaching layer basé sur plus d’1 milliard d’appels réels, Gong pousse la conversation intelligence et les résumés automatiques, Nooks mélange prospection, séquences, dialing et coaching, et Aircall reste la base téléphonique simple à intégrer. Le marché est donc passé du “faire des appels” au “gérer une machine à rendez-vous”.
Le troisième changement est mental. Le guide Opsales publié le 10 mars 2026 recommande de compter les “non” comme des progrès vers le prochain rendez-vous, ce qui aide à tenir la cadence sans transformer chaque refus en échec personnel source.
Le conseil de 2023 reste valide, mais il a pris de la maturité: réchauffer avant d’appeler, injecter de la personnalité, rester bref et viser un rendez-vous plutôt qu’une vente immédiate source.
Comparatif rapide
| Outil | Rôle principal | Ce qu’il apporte vraiment | Limite à connaître | Note G2 2026 |
|---|---|---|---|---|
| Aircall | Téléphonie business et intégrations. | Voix, SMS, WhatsApp, call summary notes, intégrations CRM, prise en main rapide. | Ce n’est pas un moteur de dialing avancé: utile comme base, moins comme accélérateur pur de cold calling. | 4,4/5, 1 573 avis G2 |
| Orum | AI dialer et coaching de conversation. | Parallel dialing, AI coaching, scorecards, virtual salesfloor, base de plus d’1 milliard de calls. | Très fort pour la vitesse, moins utile si vous cherchez d’abord un CRM ou une suite complète de revenus. | 4,6/5, 788 avis G2 |
| Gong | Conversation intelligence et coaching. | Transcription, résumés, insights d’appel, coaching, visibilité sur les conversations et les objections. | L’interface peut sembler dense au départ si vous cherchez seulement à téléphoner plus vite. | 4,7/5, 6 593 avis G2 |
| Nooks | Agent workspace outbound. | Dialing, sequencing, prospecting, coaching, intégrations profondes et automatisation du travail répétitif. | Plus complet, donc parfois plus chargé à lire si votre besoin est uniquement de faire des appels. | 4,8/5, 1 320 avis G2 |
Alternative selon votre contexte
| Votre contexte | Alternative recommandée | Pourquoi |
|---|---|---|
| Vous avez besoin d’une téléphonie simple et fiable. | Aircall | Bonne base de départ si vous voulez surtout appeler, tracer et intégrer votre CRM. |
| Vous faites beaucoup d’appels et voulez maximiser les connexions. | Orum | Le parallel dialing et le coaching AI font gagner du temps sur les sessions de prospection. |
| Vous voulez surtout coacher vos équipes et apprendre des appels. | Gong | La transcription et l’analyse des conversations aident à standardiser les bonnes pratiques. |
| Vous cherchez une workspace outbound plus complète. | Nooks | Le mix prospecting, sequencing et dialing convient bien aux équipes SDR structurées. |
Avis de la communauté
Sur Orum, les retours de 2025 et 2026 reviennent surtout sur le parallel dialing, la rapidité d’exécution et les résumés AI après appel. Les critiques les plus fréquentes concernent plutôt la gestion de certains flux et la finesse du paramétrage dans les cas complexes.
G2, Orum Reviews, 2026
Sur Gong, la communauté apprécie surtout la visibilité sur les conversations, la transcription automatique et la possibilité de coacher sans dépendre de notes manuelles. Les avis signalent aussi un effet secondaire classique des outils puissants: beaucoup d’informations, donc un temps d’adoption nécessaire.
G2, Gong Reviews, 2026
Le point commun qui ressort est très concret: les équipes n’achètent plus seulement un “outil pour appeler”, elles achètent du temps gagné, des retours plus rapides et moins de tâches répétitives. C’est ce qui explique le succès des plateformes qui combinent dialing, coaching et analytics plutôt qu’un simple répertoire de numéros.
Chiffres clés
- 3 à 8 % de taux de réponse: la fourchette citée par Opsales dans son guide publié le 10 mars 2026 pour le cold calling B2B source.
- 1 milliard+ d’appels réels: le volume de données mis en avant par Orum pour alimenter son AI Dialer source.
- 6 593 avis G2 pour Gong, avec une note de 4,7/5 en 2026 source.
- 1 320 avis G2 pour Nooks, avec une note de 4,8/5 en 2026 source.
Mini-outil : simulateur de rendez-vous
Estimation prudente: appels × taux de réponse × taux de qualification × taux de prise de rendez-vous. Les valeurs par défaut servent seulement de repère initial et doivent être ajustées à vos propres données CRM.
Rendez-vous estimés :
Lecture :
Questions fréquentes
Le cold calling marche-t-il encore en 2026 ?
Oui, mais surtout quand il est préparé. Le bon enchaînement reste: ciblage, réchauffage, ouverture claire, traitement des objections et proposition d’un rendez-vous utile.
Faut-il réchauffer avant d’appeler ?
Dans la plupart des cas B2B, oui. Un email, un signal LinkedIn ou une interaction préalable rendent l’appel moins abrupt et augmentent la reconnaissance du contexte.
Faut-il vendre pendant l’appel ?
Non. Le cold calling sert surtout à obtenir un créneau qualifié. La vente se joue après, quand le besoin, le timing et l’interlocuteur sont confirmés.
Quel outil choisir en premier ?
Si vous avez besoin d’une base téléphonique simple, Aircall suffit souvent. Si votre priorité est la vitesse de connexion, Orum ou Nooks sont plus pertinents. Si vous voulez surtout apprendre de vos appels, Gong est plus proche d’un outil de coaching que d’un simple dialer.
Comment éviter de s’épuiser face aux refus ?
Le recadrage le plus efficace consiste à suivre les “non” comme des données de progression. C’est la logique mise en avant par Opsales en mars 2026 et elle aide à tenir une cadence régulière sans dramatiser chaque rejet.
À lire aussi
À propos de Nicolas Finet : Nicolas Finet est CEO de Sortlist. Il accompagne les entreprises qui veulent structurer leur prospection, choisir les bons partenaires et transformer plus vite les prises de contact en rendez-vous utiles. Suivez-le sur X.
Si vous voulez cadrer une campagne de prospection ou comparer des partenaires, déposez votre brief sur Sortlist.
Sources externes utilisées
- Sortlist, Décrocher des rendez-vous grâce au Cold Calling, 30 juillet 2024.
- Opsales, Cold Calling : le guide complet pour décrocher des rendez-vous en B2B, 10 mars 2026.
- Les secrets du Marketing, La méthode "Cold Call" pour décrocher des rendez-vous, 29 décembre 2023.
- Orum, AI Dialer, consulté le 12 août 2026.
- G2, Orum Reviews, 2026.
- G2, Gong Reviews, 2026.
- G2, Nooks Reviews, 2026.
- G2, Aircall Reviews, 2026.
- Pexels, A Man Talking on the Phone at an Office.
Aujourd’hui, peu importe le secteur d’activité, savoir vendre est une compétence cruciale. Une agence aura beau avoir les meilleurs talents, le meilleur service, et la meilleure présence digitale, si elle ne parvient pas à vendre, elle ne fera pas long feu.
Et pour y parvenir, le Cold Calling est l’une des meilleures armes à votre disposition. Pour en parler, nous avons organisé une conférence en ligne avec Enzo Colucci, Sales Coach chez iconoClass.
L’objectif était qu’il nous présente plusieurs clés pour utiliser le Cold Calling afin de dérocher des rendez-vous clients et qu’il partage des conseils concrets aux agences membres Sortlist pour s’améliorer en vente.
Tous ces conseils sont dans le replay du call et dans les notes qui suivent 👇
Le Cold Calling fonctionne-t-il pour tout le monde ?
Pour répondre simplement : Oui.
Que vous vendiez des produits ou des services, et peu importe votre industrie, le Cold Call fonctionne.
Selon Enzo, le Cold Calling est l’arme la plus redoutable dont un commercial dispose. Certes, la prospection doit être multicanale, avec :
- du LinkedIn,
- de l’emailing,
- des événements physiques comme des salons et du networking,
- du Social Selling,
- Etc.
Mais il faut aussi sortir son téléphone. C’est l’arme la plus sous-estimée en prospection. Ce qui fait qu’on ne l’utilise pas, c’est la peur.
On a peur de déranger, peur de se prendre des portes. La peur nous paralyse et nous empêche de décrocher le combiné. Et c’est normal : aujourd’hui personne n’est formé à faire du Cold Call.
À moins de rentrer dans une entreprise qui l’utilise massivement, il est compliqué d’acquérir cette compétence. D’où l’intérêt d’un Ask Me Anything comme celui-ci et d’une formation comme iconoClass.
Si vous ne sentez vraiment pas d’attaque, vous pouvez aussi prendre quelqu’un d’expérimenté comme un télémarketeur pour faire le travail à votre place, mais à condition de bien le briefer sur votre activité et vos objectifs.
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Comment organiser ses sessions de Cold Calling ?
Une fois qu’on se décide à prospecter par téléphone, la question est de savoir comment s’organiser pour être efficace.
Tout d’abord, la première chose à faire, c’est de bien cibler ses prospects.
Il faut les qualifier avant de les appeler, en définissant un ICP et des buyers personas. L’ICP (Ideal Customer Profile) correspond au type d’entreprise idéale que vous devez cibler.
Définir son ICP
Plusieurs questions peuvent vous aider à y voir plus clair :
- Combien de salariés dans l’entreprise ?
- Quelle industrie et quel secteur d’activités ?
- Quelle zone géographique ?
- Etc.
Toutes ces questions vous permettront de savoir quelles entreprises vous devez contacter.
Définir son buyer persona
L’étape suivante consistera à définir quels sont les interlocuteurs que vous devez chercher à contacter au sein de ces entreprises.
Est-ce que ce sera :
- Un DRH ?
- Un Head of Sales ?
- Un CEO ?
- Un DSI ?
C’est important de savoir qui est votre interlocuteur, car cela vous permettra d’adapter votre discours.
Chaque profil a des challenges et des problématiques différentes, ce qui demande d’adapter son approche.
En résumé, avant de prospecter, prenez le temps de définir à qui vous vous adressez et comment vous allez lui parler.
Allez-vous :
- Utiliser le tutoiement ?
- Utiliser le vouvoiement ?
- Appeler votre prospect par son prénom ?
- Sur quelles problématiques allez-vous orienter votre pitch ?
- Etc.
Conseil : Essayez de varier les heures auxquelles vous appelez, pour maximiser vos chances de tomber sur votre buyer persona.
Définir son amorce
La troisième étape, quand on organise sa session de Cold Call, consiste à déterminer comment on va démarrer la conversation.
Il faut à tout prix éviter de poser une question fermée, du type : “je travaille pour telle entreprise, est-ce que vous connaissez ?”
La plupart du temps, votre interlocuteur répondra “non”, et vous commencerez votre échange sur une note négative.
À ce niveau-là, le conseil d’Enzo est de créer une amorce storytellée, pour bien ouvrir l’échange.
Par exemple, quand Enzo travaillait chez Sunday, il amorçait ses calls en disant “Une amie a déjeuné dans votre restaurant la semaine dernière, elle m’a dit de vous appeler”.
Bien maîtriser votre pitch
La quatrième étape est de maîtriser parfaitement votre pitch pour atteindre une durée d’appel de 2 à 3 minutes maximum.
Votre pitch doit être hyper condensé et vous devez le tenir en moins d’une minute.
Créer une liste d’objections récurrentes
Votre prospect aura des objections. Et très souvent, ce seront les mêmes objections qui reviendront. Pour y faire face, l’idéal est d’avoir un document qui reprend toutes ces objections avec une réponse pour chacune d’entre elles.
Vous devez pouvoir répondre en un claquement doigt pour éviter de cumuler les objections et de vous noyer.
Prenez donc le temps de consulter votre liste en amont de votre session de cold calling.
Faire une mini-phase de qualification
Enfin, une fois que vous validez votre rendez-vous avec un prospect, prenez le temps de le qualifier rapidement pour vous assurer qu’un rendez-vous avec lui est pertinent.
Posez-lui 2 à 4 questions, pour obtenir quelques renseignements, et arriver au rendez-vous mieux préparé. Ces questions vous permettront de valider si cette personne est bien dans votre cible.
L’état d’esprit à avoir
Il y a quelques éléments à garder en tête quand on attaque une session de cold calling.
Aller à l’essentiel
Tout d’abord, l’appel doit durée 3 minutes maximum.
Apporter son aide
Ensuite, on n’est pas là pour ennuyer la personne qu’on appelle. On est là pour lui proposer notre aide.
Si vous partez perdant, en ayant peur de déranger, cela va se ressentir dans votre posture et dans votre voix. Et vous aurez effectivement plus de chance d’être mal accueilli.
Vous avez une solution à proposer, qui répond à un besoin potentiel, donc vous n’êtes pas là pour ennuyer. Vous êtes là pour aider.
Montrer son expertise
Troisièmement, dès les 10 premières secondes de l’appel, on doit ressentir que vous êtes expert de votre domaine et que vous savez à qui vous vous adressez. Vous devez montrer que vous connaissez les problématiques de votre interlocuteur, en utilisant un vocabulaire adapté.
Être enthousiaste
Enfin, quatrième élément, il faut être enthousiaste. Il faut être content d’appeler, être dans un bon mood et dédramatiser les portes qu’on se prend.
L’objectif du Cold Calling
Ce qu’il faut bien garder en tête, c’est que l’objectif d’un appel n’est pas de vendre vos services.
L’objectif d’un cold call est de vendre une date et une heure. Vendre demande du temps, ça demande de créer une relation avec son prospect.
L’objectif du Cold Calling est donc bien de prendre un rendez-vous, et non pas de vendre.
L’importance de la base de données
On parlait plus tôt de votre ICP et de votre buyer persona.
Une fois que ces deux éléments ont été définis, il va falloir remplir votre base de données avec des contacts qui y correspondent.
Plusieurs outils peuvent vous y aider :
- Sales Navigator
- Phantombuster
- Drop Contact
Ceux-ci vous permettront d’aller chercher de la donnée et de l’enrichir. C’est aujourd’hui la plus grosse problématique de la prospection : avoir des bases de données qualifiées.
Et la qualification se fait en amont. Quand vous démarrez une session de cold call, vous devez déjà avoir toutes les informations dont vous avez besoin.
Prenez donc le temps de remplir votre base de données avant de commencer à passer des appels. Ce sont deux activités bien différentes, qu’il ne faut pas mélanger.
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Le rôle de l’email
Quand on dispose de toutes ces informations, l’email fait-il encore sens ?
Oui, mais à condition de faire du multi-canal. Le mail est efficace s’il est combiné avec d’autres canaux.
Aujourd’hui, les boîtes mails débordent et il est très difficile de sortir du lot. Il faut réussir à trouver le bon objet et avoir un corps de texte copywrité.
C’est donc beaucoup plus difficile d’obtenir l’attention de son prospect par ce biais-là. Le mail seul n’est pas suffisant. D’où l’intérêt de faire du multicanal et de coupler l’email à d’autres approches.
Au final, LinkedIn et le mail permettent de faire des impressions et de rentrer dans la tête de son prospect, mais c’est l’appel qui permettra de débloquer le rendez-vous.
La durée d’une session de cold call
Idéalement, une session doit durer 1h à 2h.
Une heure c’est le minimum pour monter en rythme et devenir efficace. Au-delà de deux heures, ça commence à être long et épuisant.
En sachant que pour 1h de call, il faut prévoir 1h de préparation pour rassembler les informations liées aux leads qu’on va contacter.
L’importance de l’organisation
Après, pour avoir de la constance dans ses sessions de prospection, il faut être hyper bien organisé.
Votre calendrier doit être structuré, avec des créneaux dédiés :
- à la prospection,
- à l’enrichissement de vos leads,
- etc.
C’est la seule manière de tenir au long terme. C’est en cadrant votre pratique du Cold Call et en le mettant dans votre agenda.
Pourquoi enregistrer ses calls
Enregistrer ses calls est une pratique fondamentale pour progresser.
Plusieurs outils permettent de le faire :
- Aircall
- Ringover
- Modjo
L’enregistrement de call, c’est vraiment quelque chose à faire. D’autant plus si vous travaillez en équipe. Cela permet de retravailler ce qui ne va pas et de progresser.
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Quelles datas faut-il tracker ?
Enfin, il y a plusieurs données à tracker quand on fait du Cold Call :
- Le nombre d’appels passés,
- Le nombre de réponses,
- Le nombre de rendez-vous obtenus.
Quand on obtient la bonne personne au téléphone, il faut arriver à 50% de rendez-vous programmé.
C’est-à-dire qu’un décideur sur deux que vous parvenez à joindre doit accepter de vous recevoir en rendez-vous.
Conclusion
Voilà qui clôture ces notes issues de notre Ask Me Anything avec Enzo ! J’espère qu’elles pourront vous aider 🙌
Dans le cas où vous voudriez aller plus loin, n’hésitez pas à consulter le replay et à contacter directement Enzo.