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Les clés pour devenir un crack de la vente B2B

Nicolas Finet Nicolas Finet 14 min de lecture
Les clés pour devenir un crack de la vente B2B

Mis à jour le 5 août 2026 par Nicolas Finet, CEO de Sortlist. En B2B, le vendeur ne gagne plus seulement sur sa persuasion: il gagne sur la clarté du diagnostic, la preuve et la capacité à défendre la valeur avant le prix. Les acheteurs s’informent davantage seuls, puis attendent du commercial qu’il valide et recadre leur choix au bon moment.

L’essentiel à retenir en 2026

Points clés :

  • Le cycle s’est déplacé avant l’appel : les acheteurs utilisent désormais l’IA et les contenus publics pour préqualifier les options avant de parler à un commercial.
  • Le prix passe après la valeur : en 2026, il faut défendre l’impact business, le risque évité et la crédibilité du déploiement avant d’entrer dans le tarif.
  • Le bon stack dépend du contexte : Apollo.io, HubSpot Sales Hub, Agentforce Sales et Pipedrive ne résolvent pas les mêmes problèmes ni au même niveau de maturité.
Équipe commerciale en réunion autour d’un ordinateur portable
Photo Pexels : Edmond Dantès.

Pour relier ce refresh à votre pratique, relisez aussi lead generation, lead nurturing, closing et gestion du pipe commercial.

Ce qui a changé depuis le 8 mars 2024

Le premier changement est la place prise par l’IA dans la phase de recherche. Dans une étude Gartner publiée le 20 mai 2026, 69 % des acheteurs B2B disent vouloir valider avec un commercial les informations générées par l’IA, alors que 67 % préfèrent un parcours sans commercial et 70 % un parcours entièrement digital et self-service Gartner, 20 mai 2026. Autrement dit, le rôle du vendeur n’a pas disparu; il s’est déplacé vers la validation, la clarification et la sécurisation de la décision.

Le deuxième changement vient du comité d’achat. LinkedIn et Bain ont publié le 11 juin 2026 une lecture très nette du sujet: les acheteurs ne choisissent pas seulement une solution, ils choisissent une décision qu’ils peuvent défendre. Dans cette recherche, 40 % des deals stagnent parce que le groupe d’achat ne parvient pas à se mettre d’accord, et la notion de buyability prend le relais d’une simple logique de visibilité LinkedIn, 11 juin 2026. C’est la bonne grille de lecture pour un vendeur B2B en 2026: convaincre un individu ne suffit plus, il faut rendre la décision défendable dans le groupe.

Le troisième changement est plus concret côté message commercial: défendre la valeur avant le tarif. Pharow le résume très simplement dans un article publié le 16 février 2026: il faut d’abord prouver la valeur, puis parler du prix Pharow, 16 février 2026. Cette séquence reste la plus efficace quand le prospect compare plusieurs offres proches ou quand la prestation est difficile à évaluer sans contexte.

Comparatif rapide

OutilQuand le choisirKey featuresRating G2Limite fréquente
Agentforce SalesVous voulez relier pipeline, automatisation et IA dans un CRM enterprise.Vue de bout en bout, automatisation, revenus, agents, reporting.4,4/5 sur 25 750 avisPuissant, mais plus lourd à déployer et à administrer.
HubSpot Sales HubVous cherchez un socle simple pour vendre, suivre et automatiser sans multiplier les outils.Prospecting workspace, séquences, meeting links, workflow automation, IA.4,4/5 sur 13 742 avisLes fonctions avancées montent vite en complexité et en prix.
Apollo.ioVous faites beaucoup d’outbound et devez trouver, enrichir et séquencer vite.Données B2B, séquences, dialer, signaux d’intention, GTM agentique.4,7/5 sur 9 619 avisTrès fort sur la prospection, moins sur le pilotage global du cycle.
PipedriveVous voulez un pipeline visuel et une adoption rapide par l’équipe.Pipeline drag-and-drop, automatisations simples, reporting lisible.4,3/5 sur 3 026 avisMoins complet si vous cherchez une suite très large.

Alternative selon votre contexte

Votre besoinChoix le plus cohérentPourquoi
Outbound rapide avec peu de tempsApollo.ioVous gagnez du temps sur la recherche, l’enrichissement et les séquences.
Cycle long avec plusieurs équipesAgentforce SalesVous alignez données, CRM, automation et gouvernance au même endroit.
Équipe commerciale petite ou moyenneHubSpot Sales HubVous gardez un environnement lisible, connecté au marketing et plus facile à adopter.
Priorité à l’exécution et à la lisibilitéPipedriveLe pipeline reste simple à lire, à faire vivre et à relancer au quotidien.

Chiffres clés à retenir

  • 94 % des buying groups utilisent des LLM avant de parler à la vente, selon LinkedIn (19 juin 2026).
  • 69 % des acheteurs B2B valident les insights générés par l’IA avec un commercial, selon Gartner (20 mai 2026).
  • 70 % des acheteurs B2B préfèrent un parcours entièrement digital et self-service, selon Gartner (20 mai 2026).
  • 40 % des deals stagnent parce que le groupe d’achat n’arrive pas à se mettre d’accord, selon LinkedIn/Bain (11 juin 2026).
Les signaux qui pèsent sur la vente B2B en 202694%70%69%40%LLM avant salesSelf-serviceValidation par repDeals qui stagnent
Les barres ne comparent pas la même chose, mais elles racontent la même histoire: la vente se joue désormais avant la prise de contact.

Avis de la communauté

Sur Apollo.io, les avis reviennent souvent sur le même point: les équipes apprécient de pouvoir constituer une séquence complète très vite, avec des données utiles et des relances automatisées. Le revers mentionné reste la qualité du dialer ou de certaines intégrations quand le volume monte.

Lecture croisée des avis G2 sur Apollo.io, consultation du 5 août 2026

Sur Agentforce Sales, la communauté souligne la puissance du CRM et la visibilité bout en bout, mais aussi la complexité de mise en place et la nécessité d’une vraie gouvernance. C’est le genre d’outil que l’on adopte pour structurer un système commercial, pas pour gagner une semaine de configuration.

Lecture croisée des avis G2 sur Agentforce Sales, consultation du 5 août 2026

Pipedrive reçoit surtout des retours positifs quand l’équipe veut un pipeline lisible et peu de friction. Dès que le besoin devient plus large, les utilisateurs comparent vite avec HubSpot ou Salesforce pour éviter de se retrouver à refaire le travail plus tard.

Lecture croisée des avis G2 sur Pipedrive, consultation du 5 août 2026

Mini-outil : score de qualification

Ce score vous aide à décider si une opportunité mérite du temps maintenant ou si elle doit être requalifiée. Additionnez les critères validés, puis lisez le résultat comme un signal de priorité, pas comme une vérité absolue.





Questions fréquentes

Faut-il parler du prix dès le premier rendez-vous ?

Pas en premier. En 2026, vous gagnez plus à prouver la valeur, chiffrer l’impact et sécuriser le cadre du besoin avant d’ouvrir la discussion sur le tarif.

Combien d’interlocuteurs faut-il traiter dans une vente B2B ?

Le bon réflexe est de cartographier le groupe d’achat dès le début. Si vous vous adressez à une seule personne alors que d’autres valident la décision, vous risquez de perdre le deal au moment où il faut le défendre en interne.

Un CRM suffit-il pour vendre mieux ?

Non. Un CRM aide à suivre, automatiser et partager la donnée, mais il ne remplace ni le diagnostic, ni la preuve, ni la qualité de la proposition.

L’IA remplace-t-elle le commercial ?

Non. Elle raccourcit la recherche, aide à préparer les échanges et renforce la validation des informations, mais la confiance et l’arbitrage restent humains.

Si vous devez cadrer votre prospection, votre discovery ou votre cycle de vente, déposez votre brief sur Sortlist.

Sources externes utilisées



Faire une excellente première impression

Quand on démarre un processus de vente, la première impression est clé. Dès qu’on rencontre une nouvelle personne, celle-ci va immédiatement se faire une opinion sur nous.

Cette première impression est cruciale, parce qu’elle va avoir une influence sur la direction que la relation va prendre.

Par conséquent, pour démarrer un processus commercial du bon pied, vous devez savoir comment faire une bonne première impression avec chacun de vos prospects.

Dans le call, Philippe partage plusieurs bonnes pratiques.

Adopter la bonne attitude

Cela peut paraître évident, mais :

  • Un bonjour appuyé,
  • Une bonne intonation,
  • Un sourire,
  • Une poignée de main ferme,
  • Une posture droite avec les épaules en arrière,
  • Un regard confiant qui plonge dans les yeux de votre interlocuteur,

Tous ces éléments “de base” sont nécessaires pour faire une bonne première impression. Bien évidemment, il faut que ce soit naturel, sans quoi le résultat risque d’être un peu gênant.

Préparer son rendez-vous

Faites vos devoirs. Quand on a rendez-vous avec un prospect, il est nécessaire de bien le préparer pour qu’il se déroule de manière optimisée.

Quand on parle de préparation, on ne parle pas de juste préparer sa présentation, son matériel, et ses questions. On parle aussi de se renseigner sur son interlocuteur.

Cela pour deux raisons :

  • Vous pourrez adapter votre discours pour qu’il soit plus percutant.
  • Vous pourrez trouver un bon ice breaker pour bien démarrer la discussion.

Le fait d’avoir un ice breaker vous permettra de commencer le rendez-vous sereinement et de mieux connaître la personne avant de rentrer dans le vrai processus commercial.

Pour trouver ce bris de glace, plusieurs options s’offrent à vous :

  • Étudier le profil LinkedIn de votre interlocuteur, et choisir un élément sur lequel vous pouvez rebondir.
  • Partager une actualité, un contenu que vous avez vu et qui vous a fait réagir.

En résumé

Pour le dire plus simplement, faire une excellente première impression passe par deux éléments principaux :

  • Avoir une bonne attitude (posture, poignée de main, intonation, etc.)
  • Faire une bonne préparation en amont pour adapter son discours et trouver un ice breaker.

Maintenant, tous les éléments que Philippe partage fonctionnent dans le cadre d’un rendez-vous physique. Mais qu’en est-il en visio ?

L’impact du COVID sur la vente

On ne peut pas nier le fait que depuis 2020, les relations professionnelles ont évolué et les rendez-vous en visio sont devenus la norme.

Du coup, comment faire pour construire une relation de confiance et vendre sans voir la personne en vrai ? C’est une question hyper légitime, que Djihed Naga (fondateur de l’agence Ergonomic) a posé à Philippe.

La seule solution, c’est d’être transparent et honnête avec son prospect. Le mieux est d’exprimer clairement le fait qu’on n’est pas forcément à l’aise en visio, et qu’on préférerait pouvoir faire la rencontre en physique.

Rentrer dans ce niveau de transparence, avec une personne que l’on connaît peu, permet de commencer à créer une relation. Le fait de s’ouvrir, et d’être transparent par rapport à ce qu’on ressent, c’est le meilleur moyen de parvenir à créer une relation par écran interposé.

En sachant cela, une fois qu’on commence un rendez-vous, comment s’y prendre pour faire avancer la discussion vers la vente ?

L’importance de prendre le lead sur un entretien

Une chose à faire quand on est reçu par un prospect, c’est de montrer qu’on maîtrise tellement bien notre sujet, que l’on va prendre le lead sur l’entretien.

Prendre le lead ne veut pas dire prendre le dessus sur notre interlocuteur. Cela veut plutôt dire qu’on va guider l’entretien et que c’est nous qui allons mener la danse.

Comment faire, concrètement ? Il y a un outil précis à utiliser, juste après le bonjour et l’ice breaker : l’OPA.

Cela fait référence à trois étapes qu’il faut suivre :

  • Objectif
  • Plan
  • Accord

Objectif : On commence par expliquer l’objectif du rendez-vous. On explique qu’on va chercher à cerner le besoin de notre interlocuteur et voir comment on pourrait travailler ensemble.

Plan : On enchaîne en expliquant comment le rendez-vous va se dérouler et en disant qu’on va poser quelques questions.

Accord : On termine en demandant à notre interlocuteur si ça lui convient. Normalement, il devrait donner son accord en répondant “oui”, ce qui permet de conditionner le début de notre entretien par la positive.

C’est cet accord qui lance véritablement l’entretien de vente. Et c’est à ce moment-ci que le fait de poser les bonnes questions prend toute son importance.


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Poser les bonnes questions

Dans le call, Philippe partage une méthode précise pour poser les bonnes questions aux bons moments, et faire avancer la discussion dans la bonne direction.

On parle de la méthode SPIN :

  • Situation
  • Problèmes
  • Implication
  • Need Pay-Off

Voyons chacune de ces étapes.

Situation

Première étape, on va poser des questions très larges pour comprendre la situation de notre prospect. Avant de commencer à parler de problèmes, on doit s’intéresser à l’interlocuteur en face de nous et bien cerner la situation dans laquelle il se trouve.

Ensuite, on passe au P du SPIN, moment auquel la personne va commencer à exposer ses problématiques et ses besoins.

Problèmes

À cette étape, l’idée est de poser des questions qui vont exposer les problèmes auxquels notre prospect fait face. L’objectif étant de voir à quel point on peut calibrer notre offre pour l’aider à les résoudre.

Implication

Une fois que les problèmes ont bien été cernés, il est temps de rentrer dans la proposition de valeur et de créer de l’intérêt chez notre prospect en parlant de son implication.

C’est le I du SPIN : on va pousser notre interlocuteur à se projeter dans un futur où ses problèmes ont été résolus grâce à notre collaboration. On le projette dans une situation positive, où il est déjà en train d’utiliser notre solution.

C’est à ce moment qu’on passe à la quatrième étape.

Need Pay-Off

On parle ici des besoins comblés, c’est la projection ultime. Qu’est-ce qui se passerait après 1 an d’usage de notre solution ? Si l’interlocuteur atteignait ses objectifs suite à notre collaboration, qu’est-ce qui se passerait ensuite ?

On va plus loin dans la projection pour imaginer à quoi ressemblerait notre relation au long terme avec le prospect.

Voilà donc pour les 4 étapes de la méthode SPIN. Après, Philippe partage aussi trois autres bonnes pratiques.

3 conseils pour poser les bonnes questions

Tout d’abord, il est nécessaire de commencer très large, pour ensuite être de plus en plus précis. Adoptez une approche en entonnoir : posez des questions larges, et affinez au fur et à mesure que la discussion avance.

Ensuite, posez des questions ouvertes. Laissez l’opportunité à la personne qui se trouve en face de vous de s’exprimer et de s’ouvrir.

Enfin, au moment de rentrer dans l’argumentaire de vente, assurez-vous de reprendre tous les éléments que votre prospect a donné pour calibrer et adapter votre discours. Cela vous permettra de prouver que vous l’avez réellement écouté et que vous tenez à lui apporter une solution personnalisée.

Cela dit, pour y parvenir, il est nécessaire de connaître son offre par coeur.

Connaître parfaitement son offre

C’est un élément que Philippe partage dans le call : vous devez connaître votre offre sur le bout des doigts :

  • Avantages,
  • Aspects techniques,
  • Pricing,
  • Études de cas concrètes,
  • Etc.

L’idée étant de pouvoir adapter votre discours aux informations que votre prospect vous partage.

En effet, un profil A et un profil B ne vous diront pas les mêmes choses et n’auront pas spécialement les mêmes besoins.

Face à cela, il est nécessaire de pouvoir présenter votre offre de la manière la plus pertinente possible, pour vous adapter aux informations dont vous disposez. Il faut être chirurgical dans les réponses et les offres que vous présenterez.

Pour y parvenir, vous devez forcément connaître votre service par coeur. Maintenant, que faire si ce n’est pas le cas ? Que faire si notre prospect nous pose une colle ?

Gérer un sujet que l’on ne maîtrise pas

C’est une question hyper légitime, qui a été posée à Philippe par Jean-François Serpieter (Head of Digital chez Altavia ACT*).

Comment faire quand un prospect nous pose une question à laquelle on ne sait pas répondre, car on ne maîtrise pas le sujet sous-jacent ?

La solution tient en un mot : honnêteté. Dans le cas où on ne maîtrise pas un sujet, et qu’un prospect nous questionne dessus, la seule solution est d’être transparent et de dire ouvertement qu’on n’est pas la personne de référence pour y répondre. En revanche, on a la possibilité de mettre notre prospect en relation avec un membre de notre équipe qui sera en mesure de lui apporter une réponse détaillée.

Par conséquent, si cette situation se présente, n’ayez pas peur d’être honnête en disant que vous n’avez pas la réponse, mais que vous pouvez mettre votre prospect en contact avec la personne de votre équipe qui maîtrise ce sujet.

Toute la force de cette approche, c’est que votre prospect va se rendre compte que peu importe la question qu’il vous posera, on le mettra toujours en relation avec la personne la plus pertinente pour lui répondre. Et ça, ça contribue à instaurer un climat de confiance.

C’est la seule et unique manière de gérer cette situation.

Maintenant, qu’en est-il de la négociation ?

Devenir un crack de la négociation

Souvent, on perçoit la négociation comme une bataille, comme quelque chose qu’il faut gagner. Alors qu’en réalité, la négociation consiste plus en une danse.

Un jeu où les deux parties doivent réussir à trouver un accord pour arriver à une situation où elles sont toutes les deux gagnantes. Dans le call, Philippe parle de la ZIC : la Zone d’Intérêt Commun.

C’est la première étape pour s’améliorer en négociation : changer la façon dont on la perçoit et l’aborder de manière zen.

En sachant qu’à partir du moment où une personne négocie, et qu’elle partage des objections, c’est qu’elle a un minimum d’intérêt pour la solution qu’on peut lui proposer. Un prospect qui n’est pas intéressé ne négocie pas.

C’est donc un élément positif si vous rentrez dans la négociation. Cela dit, il faut tout de même être capable de gérer les objections.

Philippe a partagé sa méthode pour y parvenir :

  • Tout d’abord, on accueille l’objection. Le but est de ne pas rentrer dans le conflit, mais d’accueillir l’objection pour alléger la conversation.
  • Ensuite, on reformule l’objection pour s’assurer qu’on l’a bien comprise. Il faut être sûr que la manière dont on a perçu l’objection correspond à la manière dont la personne en face voulait qu’on la comprenne. Le mot d’ordre : éviter les incompréhensions.
  • Troisièmement, vérifier s’il y a d’autres objections à traiter. Y a-t-il une seule objection ou plusieurs, et quel est leur poids relatif ? Quelle est l’objection principale qui doit être traitée ?
  • Quatrièmement, comprendre pourquoi le prospect partage cette objection. On essaye de creuser et de montrer qu’on a à coeur de comprendre pourquoi cette objection fait surface, pour lui trouver une solution.
  • Enfin, trouver un terrain d’entente pour commencer à collaborer. L’idée est de trouver quelles concessions peuvent être faites pour passer outre l’objection du prospect. En sachant qu’on ne fait jamais de concession sans contrepartie.

Par exemple, vous pouvez faire une réduction sur votre prix, à condition de signer directement.

In fine, il faut garder en tête que la négociation est une danse dans laquelle on cherche à trouver un accord qui arrange les deux parties.

C’est avec cet état d’esprit qu’il faut l’aborder.

Cela dit, dans certains cas, il n’est pas possible de trouver une Zone d’Intérêt Commun. Faut-il alors tuer la vente ?

Faut-il tuer une vente, si nécessaire ?

C’est une question que Djihed Naga (fondateur de l’agence Ergonomic) a posé à Philippe : que faire si on ne peut pas trouver un accord ?

S’il n’y a pas de match, on se trouve face à une non vente. Et c’est important de l’accepter, parce que vous n’avez pas de temps à perdre. Il est inutile de perdre du temps à essayer de vendre à tout prix, car vous pourriez investir ces efforts sur d’autres opportunités plus prometteuses pour votre agence.

De plus, vous pouvez le faire très tôt dans le processus, avant même votre premier rendez-vous. Tâcher de poser 2, 3 questions très ciblées pour être sûr qu’une collaboration potentielle peut effectivement avoir lieu avec votre prospect.

Si vous vous rendez compte que ce n’est pas possible, ne prenez pas rendez-vous. Autrement, vous risque de perdre du temps et de l’énergie sur un prospect qui ne convertira pas.

Cela dit, dans le cas d’une non vente, n’hésitez pas à relancer le prospect de temps en temps. Prenez des nouvelles, envoyez du contenu à votre prospect. Certes, vous ne travaillez pas ensemble aujourd’hui, mais rien n’empêche que cette situation évolue à l’avenir.

S’adresser aux bons interlocuteurs

Enfin, le dernier élément qu’on aborde durant le call est le fait de s’adresser aux bons interlocuteurs.

Il s’agit d’une question amenée par Sylvain Réaux, fondateur chez AjiCreative.

Pour que la vente puisse se faire, il est en effet nécessaire de parler à la personne qui peut prendre cette décision.

C’est une chose à faire lors de votre pré-qualification : est-ce que la personne avec qui vous prenez rendez-vous a un pouvoir de décision et pourra valider la vente ?

Ici, Philippe partage un modèle pour faire cette qualification. Le modèle BANT :

  • Budget
  • Autorité
  • Besoin (Need)
  • Timing

Ce modèle permet de savoir quelles sont les motivations d’achat du prospect et donc de déterminer le niveau d’urgence avec lequel il faut traiter sa demande.


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Conclusion

Voilà qui clôture ces notes issues de notre call avec Philippe Gillotin ! J’espère qu’elles pourront vous aider 🙌

Dans le cas où vous voudriez aller plus loin, n’hésitez pas à consulter le replay et à contacter directement iconoClass :

Dernière mise à jour :
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Nicolas Finet

À propos de l'auteur

Nicolas Finet

Co-fondateur & CEO de Sortlist. Entrepreneur passionné par le marketing B2B et l'accompagnement des entreprises dans leur croissance. Depuis 2014, il connecte les entreprises aux meilleures agences marketing à travers l'Europe. Expert en stratégie digitale, développement commercial et scaling de marketplaces B2B. Intervenant régulier sur les sujets de growth marketing et d'entrepreneuriat.

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