Depuis la création du Web en 1990, la toile n’a cessé de grandir à travers le monde. Basé sur Internet, le Web est une technologie qui crée des liens entre des millions de pages. À l’aube de l’ouverture des réseaux sociaux, plusieurs voix ont commencé à parler de Web 2.0. 

Cette dénomination n’a jamais vraiment fait l’unanimité, mais cela n’empêche pas le Web 3.0 d’arriver dans les conversations qui touchent au digital. Dans cet article, nous allons voir à quoi fait référence le Web 3.0 et quels en sont les enjeux. 

Table des Matières

Internet et le Web, deux technologies bien différentes

En tant qu’utilisateur de services en ligne, vous devez parfois parler des sites que vous consultez ou des contenus qui se trouvent sur ces sites. Sans forcément y prêter beaucoup d’attention, il vous arrive sûrement d’utiliser les termes “Internet” et “web” comme des synonymes. Mais il n’en est rien. Ces technologies sont en fait bien différentes l’une de l’autre.

Internet : l’échange de paquets de données

Internet désigne un réseau mondial d’ordinateurs, tous connectés les uns aux autres, sans service centralisé. Il s’agit d’un système capable d’échanger des paquets de données via des itinéraires non linéaires. En d’autres termes, lorsque vous chargez une page Web, la route qui vous sépare de cette page fait partie du réseau Internet. 

Le chemin entre la page et vous n’est pas direct. Vous passerez, de façon transparente, via différents ordinateurs (des serveurs) qui vous mèneront jusqu’à la page en question. Si l’un d’entre eux est en panne, votre ordinateur cherchera une autre route si cela est possible. Dans le cas où la page n’est pas accessible, vous obtenez une erreur.

Le Web : les pages, le contenu, les liens

Le Web désigne les pages de contenu et les liens qui les connectent. Lorsque vous cliquez sur un lien, vous téléchargez des paquets via le réseau Internet. Le Web, ce sont donc des pages de contenu rassemblées au sein de sites Web. Ces sites sont sur Internet, ce qui signifie qu’ils sont accessibles via le réseau mondial détaillé ci-dessus. Pour passer d’une page à une autre, vous utilisez des liens hypertexte. Ces derniers indiquent la destination à atteindre en passant par Internet.

Pourquoi l’appellation Web x.0 ?

Le Web n’est pas le seul usage d’Internet qui existe. Votre messagerie en ligne, le streaming de contenu, les outils de visioconférence sont d’autres usages d’Internet qui ne sont pas du Web.

Lorsque de nouveaux usages d’Internet ont vu le jour, les habitudes des utilisateurs ont été bouleversées. Facebook et YouTube en sont de bons exemples. Pour la première fois, ce n’était pas le site Web qui était important, mais le contenu qui se trouvait dessus. Ce contenu a été posté par des millions de personnes dans le monde entier qui ont contribué à bâtir toute la valeur de ces services que nous connaissons. Chacun pouvait donc participer à construire la plateforme, sans être informaticien ou même disposer de son propre serveur.

Des usages collaboratifs ont donc vu le jour et c’est à cette époque, en 2003, que le terme de Web 2.0 a été employé pour la première fois. Il désignait en réalité un ensemble d’évolutions du Web vers de nouveaux usages :

  • Le Web est une plateforme, elle sert à produire, poster, consulter du contenu dynamique.
  • Les données sont importantes, plus encore que les services eux-mêmes.
  • Le contenu provient des utilisateurs pour les utilisateurs.
  • Les services sont toujours à jour, il n’y a rien à installer.

C’est aussi à cette époque, pour faire la comparaison avec le Web 2.0, que le Web 1.0 a été dénommé. Celui-ci n’était pas collaboratif, les contenus étaient statiques pour la plupart et l’utilisateur avait peu d’impact sur ce qu’il voyait. 

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Un terme sans aucune valeur technique

Si vous parlez à un informaticien du Web 2.0, il ne comprendra pas forcément à quoi vous faites allusion. Ce terme, largement galvaudé, a été employé à de nombreuses reprises pour parler d’innovation et de ce que le Web aurait à offrir dans le futur. S’il est aujourd’hui admis qu’il se réfère à l’idée de la collaboration et de la participation de tous, il n’a pour autant aucune valeur technique.

En effet, ce terme ne fait pas référence à des langages de programmation, du matériel spécifique ou des normes en vigueur. Il désigne avant tout des usages liés aux changements d’habitudes des utilisateurs. Il s’agit donc d’une expression bien plus pertinente d’un point de vue sociologique que technique. La technologie est restée la même, ce sont les usages qui ont changé.

Quoi de neuf pour le Web 3.0 ?

Si le Web 2.0 a finalement réussi à rassembler des idées et des usages identifiés de tous, ce n’est pas le cas du Web 3.0. La course à la technologie des 15 dernières années a donné lieu à des innovations extraordinaires, tant en ligne qu’au sein de nos logiciels et du matériel. Un problème se pose alors : ces usages sont tous liés à Internet, mais pas toujours avec le Web.

Le Web sémantique

Certainement l’un des axes les plus pertinents du Web 3.0, le Web sémantique implique d’utiliser des normes globales et ouvertes définies par le W3C (Word Wide Web Consortium). Grâce à ces standards, les contenus postés en ligne respectent un format qui facilite leur réutilisation dans d’autres contextes. Les outils qui manipulent les données peuvent les associer entre elles pour leur donner du sens. Ainsi, l’usage de métadonnées permet de contextualiser un média et et permet donc un traitement sémantique de l’information.

Si cette définition vous semble obscure, voici un exemple simple. Partons de la phrase suivante, que vous pourriez lire sur une page Web : « Maurice Ravel est né à Ciboure ».

Cette phrase s’affichera de cette façon sur la page que vous consulterez. Néanmoins, dans le code de la page, « Maurice Ravel » et « Ciboure » contiendront du code supplémentaire pour indiquer qu’il s’agit d’un nom dans le premier cas et d’un lieu dans le second. Ce code fera référence à des normes établies par le W3C afin qu’un lieu et un nom soient des entités connues et gérées de la même façon par tous les développeurs du monde entier.

Pourquoi faire une chose pareille ?

Prenez le cas d’un moteur de recherche. Vous souhaitez obtenir des informations sur la pêche. Vous tapez donc ce mot dans votre moteur de recherche qui risque de vous proposer des résultats pour le fruit, l’activité, et même, par extension, le péché au sens biblique du terme.

En donnant du sens aux informations du Web, il est beaucoup plus aisé d’indexer les informations et d’obtenir des résultats de recherche pertinents. Ce n’est qu’un des nombreux exemples concrets de ce que le Web sémantique peut apporter.

La blockchain

Ce terme ne vous est peut-être pas inconnu si vous utilisez de la cryptomonnaie. La blockchain est un système qui recense toutes les transactions effectuées en cryptomonnaie sur Internet. Cette technologie ne se limite pas à la finance puisqu’elle pourrait s’appliquer à la conclusion de contrats intelligents, aux systèmes prédictifs des assurances et même à la traçabilité des produits de la chaîne alimentaire.

Pour résumer son fonctionnement très simplement : il s’agit d’une technologie de stockage et de transmission d’informations sans organe de contrôle. Techniquement, le système est une base de données dont les informations sont régulièrement vérifiées et regroupées sous la forme de blocs infalsifiables.

Cette technologie est proche du Web puisqu’elle connecte des utilisateurs via leurs transactions dans une base de données décentralisée. L’analogie s’arrête ici puisque les systèmes sont techniquement différents.

L’internet des objets et les autres usages

Les usages étant nombreux, il serait difficile de tous les lister. Néanmoins, nous pouvons aussi évoquer le cas de l’Internet des objets avec les montres, les balances, les voitures et les autres objets connectés à Internet, mais qui n’affichent pas nécessairement de pages Web. Ci-dessous, une liste non exhaustive des sujets liés :

  • Les systèmes d’information géographique
  • Les réseaux sociaux
  • Les outils de gestion de projets
  • les formulaires XForms
  • l’intelligence artificielle
  • l’architecture cognitive
  • l’application composite
  • la représentation des connaissances
  • l’OpenID
  • l’Internet des objets
  • l’intelligence ambiante

Conclusion

Le Web 3.0 est un terme bien plus utilisé pour parler du futur d’Internet que des innovations techniques concrètes de ces dernières années. À l’heure où de nombreux secteurs de recherche proposent des applications innovantes liées au Web et à Internet, tenter de toutes les regrouper sous une même bannière semble impossible.