Pollution numérique
Développement web

Astuces pour réduire la pollution numérique de votre site web

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Vous avez un site web et souhaitez le rendre écologique ? Le constat est sans appel, la pollution numérique devient un des plus grands enjeux environnementaux. Pour aider à préserver l’environnement et incarner de bonnes valeurs pour votre marque, c’est le moment où jamais !

Faites un bilan pour mesurer l’impact environnemental de votre site internet. Et prenez les mesures nécessaires pour qu’il devienne plus écologique. Dans cet article, nous allons vous dévoiler les principales sources de pollution numérique.

Ensuite, nous vous donnons les pistes à exploiter pour avoir un site web éco-responsable. Aussi, vous allez découvrir les avantages majeurs de cette démarche.

Quel est l’impact écologique du numérique ?

Force est de constater que l’écologie numérique est au cœur de la préoccupation de cette décennie. Toutes les entreprises qui souhaitent se faire une place sur le marché doivent suivre la tendance. D’ailleurs, les consommateurs prennent de plus en plus conscience de la situation.

Le réchauffement climatique n’étant plus un scoop pour tous, il est normal que l’on accorde une certaine valeur aux marques qui intègrent le développement durable. Ainsi, vous devez revoir tout votre système numérique.

Voyons ensemble ce qu’est la pollution numérique et quelles sont les principales sources de ce dégât par rapport à votre site.

Définition de la pollution numérique

Vous devez savoir que le monde digital tourne sans relâche, 24h/7j. De ce fait, il utilise des ressources polluantes et énergivores à la fois. Néanmoins, l’alerte n’est pas la même que pour les autres sources de pollution comme l’industrie du transport.

Le public n’est pas encore tout à fait conscient de l’impact environnemental du digital. Dans la vie quotidienne, il reste non-palpable. Et pourtant, les conséquences sont bien réelles et il faut y remédier.

Par définition, la pollution numérique englobe les impacts de la conception et l’utilisation des nouvelles technologies. Cela peut concerner votre téléphone, votre ordinateur portable, votre télévision et surtout votre connexion internet.

Mais bien au-delà de la fabrication et l’utilisation de ces terminaux, la pollution se concentre en majeur partie sur le web. Autrement dit, la mise en place des sites internet et leur exploitation que ce soit du côté des propriétaires ou du côté des internautes.

Quels sont réellement les impacts du numérique ?

Le digital étant entièrement dématérialisé, on est tenté de penser que cette transparence est inoffensive. Or, la mise en place des sites web et les communications inter-réseaux ont des conséquences néfastes sur l’environnement.

Selon l’ADEME, Internet consommerait entre 7 à 10 % de l’électricité mondiale. Et cela ne risque pas de s’améliorer vu l’apogée de la transformation digitale. Ce n’est pas tout, le numérique serait à l’origine des 4 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.

La consommation d’ électricité tout comme l’émission de CO2 risque de doubler d’ici quelques années si l’on n’adopte pas des solutions réfléchies dès aujourd’hui. C’est pourquoi chaque entreprise tente de ruer vers l’éco-conception d’un site web.

Ce n’est pas tout, la fabrication d’appareils numériques pour la création et l’utilisation d’un site web accapare une quantité inestimable de ressources naturelles, parfois non renouvelables.

En effet, il faut mettre la lumière sur l’extraction des minerais utilisés, l’énergie consommée, les transports et même le recyclage du matériel une fois arrivée en fin de vie.

Pollution numérique : causée par le concepteur et l’utilisateur du web

La pollution numérique d’un site web commence dès sa création. Et cela peut beaucoup varier d’un site à un autre selon plusieurs critères :

  • Le poids des pages web
  • Le format des contenus : textes, médias, graphiques, etc.
  • Le nombre et le poids des médias : vidéos, gifts, animations, etc.
  • Le type de scripts utilisés

Plus le temps de chargement des pages (dépendamment des formats utilisés et leur qualité), plus le site est polluant. Vous devez savoir que durant le temps de chargement, le site consomme beaucoup d’électricité.

Ce n’est pas tout, l’ouverture d’une page web nécessite un nombre de requêtes variable. S’il faut envoyer de nombreuses requêtes au serveur http avant d’ouvrir une page ou d’actionner une fonctionnalité, votre site va non seulement consommer trop d’énergie, mais en même temps générer le maximum de CO2.

Vous pouvez également coupler ces bonnes pratiques avec le green marketing. Au-delà d’un site web éco-concu, vous pouvez tourner toute votre stratégie de vente et de communication vers des méthodes durables. 

L’utilisateur, de son côté, va aussi consommer plus d’électricité et au fur et à mesure qu’il navigue en ligne. S’il consomme des contenus lourds comme le streaming ou passe un délai d’attente très long pour charger une page, son empreinte écologique explosera.

Quelles sont les 3 premières sources de pollution numérique ?

L’ impact écologique d’un site web se mesure avec différents paramètres. Mais certains éléments s’avèrent plus polluants que d’autres. Ainsi, ils méritent une réflexion particulière. Si vous voulez mesurer et réduire votre empreinte carbone, tenez compte de ces 3 éléments :

  • Les appareils utilisés : smartphone et ordinateur portable
  • La connexion internet
  • Les centres de données

L’impact numérique des terminaux utilisés

Durant tout leur cycle de vie, les ordinateurs, les téléphones, les tablettes et autres terminaux numériques sont extrêmement polluants. Vous devez prendre conscience de toute la chaîne de fabrication parcourue avant que ces appareils n’arrivent entre vos mains.

D’abord, on utilise des énergies fossiles, dont des métaux rares pour fabriquer leurs composants et les assembler. Ensuite, les produits finis peuvent parcourir de nombreux kilomètres avant d’arriver dans leur point de vente.

En moyenne, un ordinateur portable de 3 kg équivaut à :

  • 153 kg de CO2 émis durant tout son cycle de vie.
  • Plus de 70 types de matériaux différents utilisés dont 50 des ressources rares.
  • Environ 500 à 700 kg de matières premières pour sa fabrication.

En somme, ces matériels génèrent du gaz à effet de serre, épuisent les ressources naturelles et consomment une quantité démesurable d’électricité.

L’impact numérique d’Internet

Tout est désormais connecté : le travail, les achats de produits ou de services via application mobile, la maison, les équipements domestiques, etc. Cependant, Internet n’est pas une technologie verte. Tout d’abord, Internet passait par des câbles sous-marins très longs pour parcourir le monde entier.

Le plus court étant 131 km et le plus long 20 000 km reliant Malaisie et Californie. Malheureusement, ces câbles représentent 28% de l’ impact écologique du numérique. Plus tard, les technologies aériennes ont vu le jour.

Facebook qui diffuse Internet via des drones géants et Google qui a mis en place des ballons à l’hélium pour la même raison. Il faut savoir que les technologies sous-marines comme aériennes carburent des ressources inestimables pour fonctionner.

L’impact numérique des data centers

La puissance des données n’est plus à prouver dans le monde du digital. Toutes les entreprises forgent leur stratégie marketing autour des données. Par contre, toutes ces données recueillies ont besoin d’être stockées, traitées et communiquées en sécurité.

Vous êtes alors obligé de recourir aux centres de données qui consomment à la fois de la place, beaucoup d’électricité et de la climatisation. On y stocke nombre de types de données :

  • Informations
  • Échanges
  • Vidéos et photo
  • Mails
  • Jeux

Ces datas centers ont une empreinte carbone considérable. En effet, leur mise en place requiert l’utilisation de différentes énergies, la plupart nocives. Une grande partie est constituée de charbon, d’énergie nucléaire et très peu d’énergies renouvelables.

Comment limiter l’impact écologique d’un site internet ?

Vous souhaitez faire le pas vers l’écologie numérique ? Il est temps de migrer vers un site web vert. Sachez que pour limiter votre pollution numérique, il y a plusieurs leviers que vous pouvez actionner.

Vous vous posez certainement beaucoup de questions : quelles sont les étapes à suivre ? Sont-elles très contraignantes ? Y-a-t-il des niveaux de changement à gravir pas à pas ? S’agit-t-il d’une simple adaptation ou d’un total bouleversement au niveau du site existant ?

Dans tous les cas, n’hésitez pas à vous faire accompagner par une agence en marketing durable pour établir un plan d’action.

Utiliser du matériel adapté

La pollution numérique d’un site web commence par le type de matériel que vous utilisez. Ainsi, pour créer et faire fonctionner votre site, limitez-vous à des appareils reconditionnés. Il existe des modèles plus écologiques tout en étant performants.

Vous pouvez dans un premier temps vérifier l’indice de réparabilité à l’achat d’un matériel neuf. Plus il est élevé, plus vous pouvez réparer et réutiliser votre appareil sur le long terme. Cette solution vous permet :

  • D’économiser de l’énergie
  • De réduire les émissions de gaz à effet de serre
  • De baisser l’exploitation des ressources non-renouvelables
indice de réparabilité & pollution numérique | Sortlist Blog

Optimiser l’architecture globale du site

L’éco-conception web dépend en grande partie du design de votre site. Pour réduire votre pollution numérique, vous devez penser à l’expérience utilisateur :

  • Limitez-vous aux réels besoins de vos clients cibles.
  • Supprimez les éléments superflus qui n’apportent pas de valeur ajoutée aux clients.
  • Diversifiez les formats sans abuser des animations, des widgets et des GIFs.
  • Choisissez des images et des vidéos assez légères.
  • Limitez le nombre de polices et de couleurs utilisées tout en respectant votre charte graphique.
  • Contrôlez le nombre de requêtes qu’il faut lancer pour chaque action menée par l’utilisateur.

Ces pratiques vous permettent d’accélérer le chargement des pages web et de réduire la dépense énergétique à l’ouverture de chacune d’elles.

N’oubliez pas qu’éco-conception rime également avec performance. Confiez la configuration de votre site web à une agence spécialisée dans le marketing durable.

Utiliser l’edge computing

Au lieu de sauvegarder vos données à distance, il est mieux de les centraliser dans de minuscules data centers à proximité de chaque source de données. En effet, le fait que tous les objets ou appareils connectés envoient les données à un centre de stockage à distance requiert beaucoup d’énergie.

Or, les objets connectés se multiplient et les flux de données deviennent conséquents. Ce qui demande plus d’énergie et équivaut plus d’émission de carbone. Désormais, toutes les données produites sont stockées et traitées sur un périphérique octroyé à chaque appareil utilisé. D’où le concept « edge ».

Enfin, l’edge computing trie les données et envoient uniquement les éléments importants aux terminaux. Par conséquent, les données parcourent une distance plus courte.

Effectuer une maintenance régulière

Vous avez déjà un site web éco-responsable ? Sachez que son état peut se dégrader à tout moment, entraînant alors une pollution numérique. Qui plus est, l’éco-conception rime avec durabilité. Pour que votre site ait une durée de vie assez longue, il faut l’entretenir et le mettre à jour régulièrement.

À chaque refonte, vous devez appliquer des règles d’éco-conception web. Ainsi, en même temps vous corrigez les erreurs identifiées et vous remettez aux normes votre site. Effectivement, des nouvelles pratiques émergent pour diminuer la pollution numérique d’un site web.

Quels sont les avantages de l’éco-conception web ?

L’empreinte carbone est un indicateur très important pour garantir sa démarche vers le développement durable. De ce fait, avoir un site web vert vous apporte bon nombre d’avantages :

  • Vous aurez un site économique : le premier objectif contre la pollution numérique est de réduire votre consommation énergétique.
  • Vous aurez un site web durable et innovant : aujourd’hui plus que jamais, les consommateurs sont soucieux de la planète et préfèrent s’engager auprès d’entreprises qui ont une bonne démarche RSE.
  • Vous vous concentrerez sur l’essentiel : vous ne gaspillez plus vos ressources sur des productions superflues qui ne sont pas utiles aux clients. D’un côté, vous réalisez des économies, de l’autre côté vous apportez de la satisfaction à vos clients.

Lorsque vous vous lancez dans l’écologie numérique, éduquez également vos clients à en faire de même. Vous pouvez partager des techniques et astuces qui leur permettent de participer à votre démarche.

Vous pouvez écrire des articles de blog, poster des vidéos ou montrer des infographies qui démontrent les bonnes pratiques à adopter sur la toile. En guise d’exemple, vous pouvez les inciter à vider leur boîte mail régulièrement, à utiliser des terminaux moins énergivores, etc.

Dans tous les cas, l’écologie numérique ne se limite pas aux techniques de conception et de gestion d’un site web. Les entreprises doivent éduquer leurs employés et leurs clients sur la pollution numérique et les solutions y afférentes.

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